Dans un monde en ligne conçu pour capter l’attention, il suffit de quelques clics pour que l’expérience d’un enfant passe d’inoffensive à dangereuse.

Le Canada propose de changer les choses. Nous pouvons obliger les entreprises technologiques à faire passer la sécurité des enfants avant les profits. Demandez à votre député·e de voter pour la Loi sur la sécurité des médias sociaux (projet de loi C-34) dès aujourd’hui.

Pourquoi c’est important

Ce n’est pas un hasard. Les plateformes sont conçues pour maximiser leurs profits.

Chaque jour, des jeunes au Canada sont exposés à la violence, à l’automutilation, au leurre, à la cyberintimidation et à une IA non réglementée. Les plateformes technologiques sont conçues avec des fonctionnalités qui manipulent les enfants et les poussent vers des contenus extrêmes ou préjudiciables en six clics ou moins.

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des adolescent·e·s présentent des symptômes psychologiques malsains liés à leur utilisation des médias sociauxAgence de la santé publique du Canada
61 446
incidents d’exploitation sexuelle d’enfants en ligne signalés par la police au Canada de 2014 à 2022Statistique Canada
2 à 6 clics
C’est tout ce qu’il faut pour qu’un enfant soit exposé à des préjudices en ligne.

Que peut-il arriver en six clics?

Un clic peut sembler être un choix, mais les plateformes sont conçues pour capter et orienter délibérément l’attention des enfants. À chaque étape, ce qui compte, c’est de les garder sur la plateforme, souvent au détriment de leur sécurité.

Dans les vidéos Six clics, observez bien les caractéristiques de conception qui agissent en arrière-plan : les recommandations; la lecture automatique et les notifications; les paramètres par défaut non sécuritaires et les mesures de protection insuffisantes; et les fonctionnalités commerciales manipulatrices et d’IA. Ces choix de conception délibérés déterminent où aboutit l’expérience des enfants en ligne.

Les vidéos abordent des sujets sensibles que certaines personnes pourraient trouver bouleversants. Si vous ou une personne que vous aimez traversez une période difficile, appelez ou textez le 9-8-8, gratuitement, en tout temps. Pour signaler l’exploitation sexuelle d’enfants en ligne, rendez-vous sur Cyberaide.ca.

Scénario 03 sur 05
Six clics vers l’automutilation

Un enfant ouvre un robot conversationnel d’IA conçu pour se souvenir des conversations passées et donner l’impression d’être un ami. Mais à mesure que l’enfant confie des sentiments de plus en plus graves, le robot valide ses pensées préjudiciables et ne l’oriente pas vers l’aide en situation de crise appropriée.

Caractéristiques de conception des plateformes en cause

Le robot conversationnel utilise un nom, une image et des réponses conversationnelles pour inciter les jeunes à lui faire confiance et à partager des renseignements personnels.

Le robot conversationnel se souvient des conversations précédentes, ce qui crée l’impression d’une relation suivie.

Le robot conversationnel donne des réponses qui valident les émotions afin de se présenter comme le seul à vraiment comprendre et d’inciter les jeunes à continuer de se confier à lui.

Le robot conversationnel est complaisant : il valide des pensées dangereuses au lieu de les remettre en question de façon sécuritaire ou d’aider à désamorcer la situation.

Elles laissent la conversation se rapprocher du danger sans proposer de ressources d’aide en cas de crise ni de soutien humain de confiance.

Six clics vers l’automutilation

Pourquoi avons-nous utilisé l’IA pour créer ces vidéos?

Nous avons utilisé des enfants générés par l’IA dans Six clics pour qu’aucun enfant réel ne soit jamais associé à une histoire de préjudice en ligne. Ces enfants ne représentent aucun enfant réel et ne ressemblent à aucun enfant réel, et ils n’apparaissent que brièvement. Le préjudice lui-même est montré à travers l’expérience d’un enfant à l’écran et la façon dont ces produits sont conçus. Nous croyons qu’il est aussi important d’être transparents sur la façon dont ces vidéos ont été réalisées que sur ce qu’elles montrent.

Cela nous permet aussi de créer des images qui n’existent tout simplement pas dans les banques d’images et qu’il serait préjudiciable ou inapproprié de reconstituer. Nous ne demanderions pas à un acteur d’utiliser un appareil de beauté dangereux, ni à un enfant de jouer une expérience traumatisante d’exploitation ou d’abus.

9/10

Neuf personnes sur dix au Canada estiment que les entreprises de médias sociaux et les plateformes technologiques devraient être tenues responsables de la sécurité de leurs services pour les enfants et les jeunes.

Léger, sondage sur la sécurité en ligne, février 2026

Le projet de loi

Agissons pour protéger nos enfants en ligne

Les géants du numérique manipulent nos enfants à des fins lucratives, mais vous pouvez agir. Nous avons aujourd’hui l’occasion de nous unir pour demander aux député·e·s et aux sénateur·rice·s d’adopter la Loi sur la sécurité des médias sociaux (projet de loi C-34) afin de faire passer le bien-être des enfants au Canada en premier.

Ce projet de loi prévoit

  1. Des obligations pour les entreprises technologiques de protéger les enfants et d’agir de façon responsable
  2. Une protection adaptée à l’âge
  3. Des règles pour les robots conversationnels
  4. La transparence
  5. Un nouvel organisme de réglementation doté de pouvoirs d’application
Lire un aperçu du projet de loi C-34

Créé en partenariat avec la Coalition pour des espaces en ligne plus sûrs

La Coalition pour des espaces en ligne plus sûrs rassemble les clinicien·ne·s qui traitent les préjudices, les organisations qui protègent les enfants contre l’exploitation, les réseaux qui façonnent les politiques de santé des enfants et les familles qui en ont vécu les conséquences. Nous demandons au Parlement du Canada d’adopter rapidement le projet de loi C-34.

En savoir plus sur nous

Deux minutes.Un courriel.Un vrai poids.

Votre député·e votera sur ce projet de loi. Un courriel court et personnel d’une personne de sa circonscription a un réel poids. Nous vous aiderons à trouver votre député·e et vous proposerons un message que vous pourrez envoyer dans vos propres mots.

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